8 Comments

  1. Giacommetti Brin d’os
    29 avril 2018 @ 0 h 26 min

    Bonsoir Edith, A commentaire long, réponse longue 🙂 Je te remercie pour ton témoignage, qui prouve au moins que l’univers carcéral n’est pas une nécessité. Malheureusement, combien d’anorexiques ont été “traités” selon la méthode officielle, encore en vigueur aujourd’hui : on t’enferme avec une assiette pleine dans une chambre fermée de l’extérieur, et tu n’en sors qu’une fois l’assiette vide. Pour peu que tu sois une tête de mule (suivez mon regard 🙂 ), que tu trouves cette façon de faire totalement gratuite, tu peux être tentée de faire monter les enchères : “Si vous le prenez comme ça, je ne mangerai plus jamais, et vous irez au diable avec votre porte fermée de l’extérieur”. Ce qui m’a toujours choquée, c’est la brutalité de la psychiatrie et la gratuité de ses méthodes. Bien entendu, je vois très bien de quel type d’établissement tu parles et j’en ai connus. Malheureusement ils sont rares, les listes d’attente sont interminables, ils sont souvent confidentiels, et pas à la portée de tous. Je dirais même que c’est souvent presque un privilège d’y être admise. Mais tu dois en être conscient, tu as eu de la chance . Si j’évoque ces situations, c’est parce que ce sont les plus courantes, c’est la norme. La psychiatrie est à l’âge de pierre et sa seule méthode de travail c’est l’incarcération des patients. C’est la réalité. De toutes façons, j’ai fini par comprendre que l’anorexie c’est une question à régler avec soi-même, prendre du recul par rapport à ça, assumer d’être ce qu’on est. Je regrette l’ignorance qui entoure cette “particularité”.

  2. Giacommetti Brin d’os
    28 avril 2018 @ 23 h 58 min

    Bonsoir Brutesse 😉 Contente d’avoir de tes nouvelles 🙂 Pour moi les choses sont simples : le psychiatre prescrit des médicaments , et qui dit médicaments dit accointances avec les laboratoires pharmaceutiques. D’habitude il faut que tu insistes pour que ton médecin te prescrive un médicament, mais avec eux t’as beau essayer de les stopper sans sortir avec une ordonnance de 3 pages 🙂 Sans compter que c’est une véritable désintoxication comme pour la drogue pour s’en sortir, avec les mêmes symptômes. C’est pour ça que je les considère comme des dealers. Heureusement, à force de volonté, on y arrive.

  3. Brutesse
    28 avril 2018 @ 19 h 47 min

    Bonjour à tous !

    La psychiatrie, ce sont des médecins avec une année de psycho. Ils traitent les troubles comme toutes les autres maladies, comme il ont appris az l’école : par les médocs.
    Je pense qu’il vaut mieux aller voir un psychologue, qui n’a pas le droit de prescrire et qui doit donc amener chacun à retrouver ses motivations, sa confiance, maîtriser une peur, etc. Il faut, comme pour tout professionnel de santé, être sûr qu’il soit consciencieux, mais je pense qu’il peut plus aider et surtout d’une autre manière !

    Brutesse

  4. edith
    15 avril 2018 @ 19 h 48 min

    Bien. Sans jugement aucun et parce que je suis une ancienne anorexique traitée dans un centre spécialisé, je ne peux pas vraiment accepter ce que tu dis. Il faut de tout pour informer j’en ai conscience. Mais les soins psychatriques aident, et soignent celles qui souffrent et qui ( je suis désolé de le dire comme ça mais c’est ce que j’ai ressenti à l’époque ) ” décide” de guérir.

    En plus, on ne t’enferme pas dans une chambres ( sauf si tu tombes dans un endroit vraiment chelou). Mais tu dois accepter de passer une période ( entre trois jours et une semaines selon les établissements) dans le service. Ce qui comprend des espaces collectifs avec d’autre patients, des livres, des jeux, des gens. bref, un espace bien plus grand qu’une chambre.

    Cette période ( qui n’est pas la totalité du séjour) permet à celui arrive de ” se reposer” ( et je t’assure que ça marche), tu lâches la pression du dehors et de ce que doit te faire faire la maladie dans un monde de gens “non malades”. Ce n’est pas une prison du tout !

    L’établissement auquel j’ai été admise avait un parc de 4 hectares, des cours de dessins et de menuiserie et une esthéticienne, des sorties touristique et tout un tas de bordel ( qui vraiment ne se trouve pas dans un milieu carcéral). Je me promenais souvent dans le parc, et j’avais des permissions, un téléphone portable. Alors oui, je n’avais pas de rasoirs dans ma chambre où tout autre objet qui aurait pu servir à me faire souffrir moi, ou quelqu’un qui se serait servi dans ma chambre pour d’autre maladie. C’est une question de sécurité pour toi ou pour les autres.

    En outre, pour beaucoup, l’anorexie n’est pas classé que dans les trouble alimentaire mais aussi dans les troubles de l’addiction. Car cette maladie ressemble (notamment en matière biologique) aux mêmes symptômes. J’ai d’ailleurs été traité en ce sens par des psychiatres, des psychologues ( et tout le panel qui va ensuite).

    Je trouve dommage que tu rejettes purement et simplement la profession ou les soins qui existe sur une logique que tu dis toi même dans ton imagination. Il existe autant de type de psychiatres que de gens. D’ailleurs, les psychiatres ne m’ont jamais donné de médicaments, ou utiliser des soins que je refusais. Soigner l’anorexie se fait dans le respect, et selon les besoins de celle ou celui qui souffre.

    J’espère que tu iras mieux bientôt qu’importe comment.
    Une très belle journée à toi.
    Edith

  5. Giacommetti Brin d’os
    11 mars 2018 @ 17 h 54 min

    Merci Dire la vérité, diffuser des documents, c’est le travail énorme que nous devons faire pour informer les familles, leur expliquer.

  6. Larixssa
    11 mars 2018 @ 16 h 46 min

    En lisant de ton article, je me suis rendue compte qu’on était bien loin de la réalité, tellement loin… Tu es une personne incroyablement courageuse !

  7. Giacommetti Brin d’os
    10 mars 2018 @ 20 h 05 min

    Merci . Ce n’est que le début d’un documentaire complet sur ce qui attend les familles. Il faut protéger vos proches des machiavéliques. S’il vous plaît ne confiez jamais personne à un psychiatre, même si vous ne l’aimez pas. Après être passé dans leurs mains, il faut des années pour se reconstruire, si on n’est pas brisé à jamais. Autre exemple : une personne qui fait une tentative de suicide est enfermée dans un cachot sans lumière, sans boire, et ensuite condamnée au Tribunal de Grande Instance. Je partagerai des documents, sans cela personne ne le croira

  8. Lucy
    10 mars 2018 @ 17 h 40 min

    Oh mon dieu, c’est terrible ! J’étais loin d’imaginer tout ça ! Tu as beaucoup de courage de dire tout ceci, BRAVO !!

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